Article – Jours d’infamie – Mario Julien

JOURS D’INFAMIE

1er et 17 septembre 1939 La Pologne n’a aucune chance

Maquette : 7TP en version polonaise Fabricant : Mirage Hobby Montage :  » from the box « 

 Un jour que je feuilletais le catalogue mensuel de Squadron, à rêver de nouveaux modèles pour enrichir ma collection de boîtes, je suis tombé sur ce beau petit modèle exotique à souhait, le 7TP polonais. J’ai tout de suite flashé pour lui. Avec ses deux petites tourelles, il a un air pré-WWII accrocheur et c’est une maquette que l’on voit plutôt rarement. J’imaginais déjà la petite vignette que je pourrais concocter avec ce mini blindé. Elle serait plutôt simpliste, mais révélatrice du sentiment que je désirais exprimer vis à vis le drame qui frappa la Pologne. La maquette est fabriquée par Mirage, une firme de Pologne justement. Il faut s’attendre a du travail d’ébavurage, mais ceci n’est quand même pas énorme. La qualité du plastique est bien différente des grandes marques, il convient de faire attention car des accidents sont possibles à la découpe des pièces. Le plan de montage est acceptable et il reste plusieurs pièces en bonus à la fin du montage, des grappes étant communes pour la version à une seule tourelle avec canon. Ce n’est pas une maquette très détaillée, mais elle a le mérite d’exister. J’ai fais un montage  » from the box  » et dans l’ensemble, ça a bien été. Cependant il y a eu problèmes au niveau des chenilles de vinyle du kit. Pour la pose, il n’y a pas eu de pépin, sauf que bien sur elles ne portaient pas du tout sur les rouleaux du haut, elles flottaient candidement dans les airs affrontant les lois de la gravité. Pour remédier à la situation, j’ai dû les attachés aux rouleaux du haut du train de roulement avec un fil de nylon transparent, car la colle cyanoacrylate ne suffisait pas à coller ces chenilles au caoutchouc huileux.

De plus, plusieurs jours après la fin du montage des chenilles, sans crier gare, une des chenilles a tout simplement cassée vis à vis la poulie tendeuse. J’ai eu bien des difficultés pour venir à bout de ce problème. La colle seule ne suffisait pas, car comme je le disais, le caoutchouc de ces chenilles est très huileux et la colle n’adhère tout simplement pas. J’ai donc dû en plus de la colle attacher le tout avec du fil de nylon, que d’aventures et que de vilains mots!

C’était la première fois que j’assemblais complètement un véhicule avant de le peindre, et j’ai bien aimé l’expérience.

Peinture

J’ai d’abord appliqué une couche de jaune d’un mélange dont je ne me souviens plus, mais il faut retenir que ce jaune doit être plus criard que le jaune allemand. J’ai dessiné au crayon plomb les différents motifs de camouflage ensuite avec mon aérographe simple action pas très précis j’ai tenté de peindre les camouflages vert et brun toujours avec la Tamiya. Un filtre très dilué de jaune sur le tout a estompé les contrastes entre les couleurs. Des jus léger ont été faits sur la structure en général, mais au niveau des grilles j’ai insisté un peu plus pour donner un peu de profondeur à ces grilles qui ne sont pas percées.

Ce qui me faisait le plus peur en assemblant complètement le véhicule avant peinture, c’était de peindre les roues de caoutchouc du train de roulement directement sur le véhicule. Cependant il n’y a pas eu de problème en utilisant une peinture (Tamiya) plus diluée qu’à l’habitude avec un pinceau. De cette façon les endroits moins accessibles sont atteints par capillarité. Si je faisais une petite bavure, je gardais à porter de main du diluant (alcool) que j’allais appliquer au pinceau sur la tache disgracieuse pour la faire disparaître. De plus je nettoyais très souvent mon pinceau dans le diluant pour le nettoyer. J’ai utilisé du noir avec un peu de brun.

Les embouts d’échappement ont été percés avec l’aide de forêts et d’un couteau. Pour simuler l’effet de rouille, j’ai appliqué un peu de peinture à l’huile pour ensuite y faire adhérer de la poudre de pastel de différentes teintes de brun, de jaune et d’orange.

Quelques éraflures ont été réalisées dans une teinte de gris Tamiya et au crayon de plomb HB.

Pour les phares j’ai évidé ceux-ci et j’ai simulé le verre avec de la feuille de plastique transparente que l’on retrouve souvent dans les emballages. Normalement je place la feuille à plat tout simplement, mais cette fois-ci j’ai tenté d’imité la technique expliquée sur le site coréen www.knifeandbrush.com. Il s’agit de donner une forme arrondie au verre que l’on veut simuler en taillant une petite baguette de bois au bout arrondie, on chauffe légèrement la feuille de plastique transparent et on l’étire sur la pointe de la baguette ce qui donne un verre arrondie. Cependant ma courbure est un peu trop prononcée, c’est une technique que je devrai pratiquer. Sur le site mentionner précédemment, vous verrez comme les photos expliquent bien la façon de faire. (Note : actuellement le site semble hors service, c’est bien dommage j’espère qu’il reviendra en ligne bientôt).

Concernant la plaque de présentation, j’ai utilisé pour une première fois de l’herbe statique et j’aime bien le résultat. J’ai simplement appliqué de la colle sur le socle de bois et je déposé généreusement l’herbe statique sur cette colle. Ensuite je tourne la plaque de bois à l’envers et je tape sur celle-ci avec un marteau. De cette façon les petits brins d’herbe synthétiques se redressent et le rendu est bien intéressant.

Les fleurs jaunes sensées représenter des rudbeckias sont constituées de plantes que j’ai trouvé dans un sous bois à l’automne, elles étaient déjà séchées sur pieds et il suffisait simplement de choisir les plus belles et de les peindre avec du jaune et du brun. Les herbes hautes ont quant à elles été faites avec la fameuse filasse de plombier importer directement de France via notre ami Éric Morati qui vient faire son tour sur notre site de temps en temps et avec la généreuse participation de Douanes Canada AYOYE LES FRAIS.

Fini le blabla, maintenant, place au reste des photos et un petit trip avec Photoshop

La Pologne fut le théâtre d’une tragédie à bien des égards, septembre 1939 était le début de l’enfer pour cette nation. La Pologne n’a eu aucune chance étant prise en étaux entre deux attaques d’une grande traîtrise.

Mario Julien Janvier 2005

Article -Jourd'infamie - Texte et photos Mario Julien

 

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