Avion d’attaque A-7 E Corsair 2 – François Maheux

Maquette Revell – Échelle 1:48
Texte et montage par François Maheux

Détails ajoutés
– Photo-découpe Eduard ref. 48352
– Photo-découpe Eduard « Remove Before Flight » Ref. 73008
– Photo-découpe Tom’s Modelworks « Carrier Tie-Downs » Ref. 213
– Cockpit en résine Black Box Ref. 48030
– Décalques Super Scale Ref. 480206
– US Modern Pilot de Coree production Ref. 4802

Historique
Plongés en pleine guerre au Viêt-Nam, les américains avaient terriblement besoin d’un bon appareil d’attaque pour appuyer les troupes au sol qui étaient décimées. Les appareils remplissant ces missions étaient le Skyhawk; petit, manœuvrable, économique mais à l’emport de charge limité et le Skyraider même si très robuste et efficace, souffrait d’une vitesse peu élevée étant donc une proie facile pour les Mig Nord-vietnamiens et les missiles sol-air. C’est alors que l’équipe d’ingénieurs placée sous la responsabilité de J. Russel Clark, de la société Vought, fit appel à toutes les technologies du moment pour réaliser un avion d’attaque équipé d’un système de conduite de tir et de navigation d’une précision inégalée. Même si l’appareil ne possédait pas de qualité supersonique et que son esthétique laissait un peu à désirer, il pouvait emporter une lourde charge offensive, survoler longtemps au-dessus des objectifs et affronter avec succès les attaques des Mig Nord-vietnamiens et les tirs de missiles et des canons antiaériens.
C’est ainsi que l’A-7 Corsair II (152580) effectua son premier vol entre les mains du pilote d’essai John W. Konrad le 27 septembre 1965 au dessus de Dallas. Les essais sur porte-avions quant à eux furent menés à bord de l’USS America (CVA-66) le 15 novembre 1966, par le Commander Fred Hueber. Malgré les nombreuses critiques à son égard, l’A-7 figurait encore en bonne place dans l’arsenal des forces armées américaines deux décennies plus tard. En 1987, l’A-7 demeurait en effet la principale machine d’attaque légère de la marine américaine. Dix des treize porte-avions de l’US Navy alignaient des Corsair II, et l’appareil opérait également dans quatorze squadrons de l’Air National Guard. L’appareil a connu un succès modeste à l’exportation et seul le Portugal et la Grèce en passèrent commande à Vought. Des versions améliorées furent introduites vers la fin des années quatre-vingt. C’est au début des années quatre-vingt-dix, avec la guerre du golfe que l’A-7 mena ses derniers combats avant d’être remplacé par le F/A-18 Hornet. Tous ceux qui ont volé à son bord en ont apprécié la robustesse et la fiabilité, et ont conçu pour lui un certain respect.

Dans la boîte
Il s’agit ici d’une réédition du kit Hasegawa datant d’une quinzaine d’années et réapparue dernièrement sous le label Revell. Seul le plan de montage et les décalques ont été remplacés par le manufacturier Allemand. Le kit contient pas moins de 218 pièces réparties sur 11 grappes. Tout de même beaucoup pour une maquette à cette échelle. Les pièces elles même sont remarquables de détails et de finesse. Le fuselage et les ailes possèdent une fine gravure en creux parsemée de rivets ainsi que des puits de trains aux détails somptueux.
Le cockpit quoique correct pourra au minimum voir son siège orné de ses harnais. La verrière, limpide comme du cristal, sera superbe suite à une mise en peinture soignée. Ce kit est très impressionnant non pas seulement par le grand niveau de détails mais aussi pour les nombreuses options de montage. En effet, il est possible de positionner les volets et les becs de bord d’attaque braqués ou rétractés, ailes repliées ou déployées, train avant en position de roulage ou de catapultage, train d’atterrissage rentré ou sorti, deux types de siège éjectable, baies d’électroniques des demi-fuselage avec tous les panneaux d’accès rapportés et détaillés, aérofrein ventral détaillé braqué ou rentré, verrière ouverte ou fermée et enfin marchepieds et échelle d’accès rentré ou déployé.

Côté charge externe, deux missiles « sidewinder » à accrocher sur les pylônes de fuselage et pour ceux des ailes sont prévus deux réservoirs auxiliaire de carburant d’une capacité de 300 gallons, une nacelle « FLIR » et deux râteliers à éjecteur multiple(MER). Si vous voulez adopter une charge offensive plus complète, il vous faudra puiser dans vos réserves ou dans les boîtes d’armement du manufacturier. Le plan Revell quoique clair et complet comprend quelques petites erreurs dont il faut faire attention. Je reparlerai de ces dernières au cour du montage. Finalement, les décalques (d’après moi de mauvaise qualité) proposent deux machines de l’U.S Navy dont une « Hi-Viz » du VA-192 « Golden Dragons » ornée de flèches jaunes sur toute la dérive embarquée sur le porte-avions USS Kitty Hawk en 1971. La deuxième « Low-viz » est un appareil du VA-46 « Clansmen » qui participa à l’opération Tempête du désert en 1991 et embarqué sur le USS John F. Kennedy.

Montage
Traditionnellement, le montage débute par le cockpit. Comme je l’ai dit plus haut, celui du kit est un peu simpliste. J’ai donc choisi de le remplacer par un autre en résine de la marque « Black Box ». Lorsque j’ai acheté ce set, le manufacturier en question venait d’arriver sur le marché et avec grand plaisir car ce set est véritablement un chef-d’œuvre de détail et de réalisme incluant une baignoire complète, siège éjectable Escapac II, pédales de palonnier, instruments latéraux, manche à balai, manette des gaz, tableau de bord et mécanisme d’ouverture de la verrière. La notice d’assemblage est plutôt claire mais les instructions de peinture laissent à désirer. Quelques photos de l’habitacle réel ont donc été nécessaires. L’ensemble des pièces est d’abord peint en noir mât. La baignoire et le tableau de bord reçoivent ensuite par endroit un léger voile de « Flint Gray » allongé d’un peu de blanc vaporisé de façon à donner un effet ombré à l’ensemble. Les surfaces capitonnées sont quant à eux reprises en Dark Gull Gray. Les consoles latérales sont peintes en noir mât et reçoivent ensuite un léger « dry brush » de gris clair afin d’en faire ressortir les détails. Les divers boutons et leviers seront repris avec diverses couleurs appliquées à l’aide d’une pointe sèche. Une goutte de vernis satiné sera déposé dans chaque cadran du tableau de bord afin de reproduire le verre. Finalement, quelques jus sombres et éraillures ont été appliqué afin d’obtenir un rendu usé et opérationnel. Le siège éjectable est traité de la même façon. Le coussin est peint à l’aide de vert olive légèrement éclairci de blanc et ensuite vient du Dark Gull Gray pour l’appui-tête suivi de Flint Gray toujours allongé de blanc pour le châssis. Les harnais sont quant à eux peints en gris moyen et les boucles reprises en argent. Seul la poignée d’éjection principal provient du kit et sera peinte en jaune vif RLM 04. Quelques éraillures réalisées à l’aide d’un crayon au graphite et un jus foncé complètera le tout.

Maintenant vient une des parties les plus fastidieuse du montage; l’entrée d’air. Les deux pièces qui en sont composées laisse après assemblage un joint très désagréable et très difficile d’accès qu’il faut enlever absolument à moins que vous ne choisissiez la solution la plus facile en appliquant une toile de protection couramment utilisé sur les jets modernes cachant ainsi le problème. Cet ensemble ayant la forme d’un tuyau onduleux n’est pas facile à poncer. Les deux pièces sont d’abord peintes en blanc mât avant assemblage. Une fois réunies, j’ai ouvert à l’aide d’une mèche le fond pour ainsi pouvoir appliquer du mastic sur tout le joint. De la colle cyanoacrylate est ensuite appliquée sur le joint extérieur pour une solidité maximum en prévision des nombreux ponçages. Afin de poncer ce joint, j’ai découper un morceau de papier sablé que j’ai enroulé autour du manche d’un pinceau afin de pouvoir m’introduire dans cet endroit très difficile d’accès. Plusieurs applications de mastic ont été nécessaires pour obtenir un résultat parfait. Avant ré-application du blanc d’origine la qualité du ponçage est vérifiée à l’aide de peinture métallisé qui fera ressortir les moindres défauts. Le cockpit et l’entrée d’air peut maintenant prendre place dans les demi-fuselage. Une fois refermé, le cockpit est masqué pour la mise en peinture. Afin de ne pas toucher le modèle durant cette phase, une baguette de bois à été enfilé dans la tuyère. L’aile s’ajuste au fuselage sans problème mais n’oubliez pas de percer les trous des pylônes avant d’assembler chaque demi-aile. Ayant choisi de positionner les bouts d’ailes repliées, ceux-ci seront peint à part. La verrière est quant à elle préalablement polie et ensuite trempée dans un lustre à plancher Future afin de lui donner un fini des plus brillant. Celle-ci devra ensuite être minutieusement masquée de l’extérieur comme de l’intérieur à l’aide de ruban adhésif Tamiya avant la mise en peinture générale.

Les becs de bord d’attaque et les volets peuvent maintenant être installé. J’ai choisi de les mettre en position braquée pour plus de réalisme mais aussi parce que beaucoup de photos d’A-7 au sol montre cette configuration. Les pylônes de voilure (6 en tout) peuvent aussi être collé sur la maquette. Attention à bien les positionner parallèlement à l’axe longitudinal de l’appareil car l’aile possède un dièdre négatif qui ne facilite en rien cette opération. Le volumineux aérofrein peut lui aussi être joint au fuselage. J’ai choisi d’installer celui-ci en position fermé car très rarement ce dispositif était déployé au sol mais pour des raisons d’entretien, vous pourriez faire l’impasse.

Peinture
Maintenant vient le temps de la mise en peinture. J’ai dans un premier temps appliqué intégralement une sous-couche de Model Master enamel « Dark Ghost Gray » dilué à 50%. Si vous choisissez cette même teinte en acrylique, sachez qu’elle est plus pâle, se rapprochant même du « Light Ghost Gray ». Il faudrait peut-être l’assombrir… Il y a encore quelques années, les A-7 embarqués sur les porte-avions américains montraient des traces d’usures et de salissures extrême. Spécialement en temps de conflit. Le soleil décolore la peinture, l’eau de mer s’attaque aux décorations brillantes et le personnel d’entretien éraille la peinture avec leurs lourdes bottes. Afin de reproduire la décoloration dû au soleil, rien ne vaut un pré-ombrage. Le RLM66 est parfait pour ce type de travail en insistant sur les lignes de structures et panneaux de visite. Du Dark Ghost Gray d’origine à ensuite été ré appliqué de façon irrégulière afin d’atténuer les contrastes et d’éviter un résultat trop systématique. Veuillez toutefois à ne pas exagérer cet effet au dessous de l’avion étant beaucoup moins exposé au rayon solaire.

Une fois le tout bien sec, plusieurs fines couches de lustre à plancher Future sont appliquées en prévision des jus et à la pose des décalques. Les deux décorations proposées par Revell ne m’intéressait pas beaucoup et vu leur qualité…. Mon choix s’est donc porté sur une planche Superscale ref.480206 « Low-Viz » représentant une machine du VA-97 embarqué sur le USS Coral Sea en octobre 1982. Tous les motifs s’appliquent sans problèmes. Seul les grands décalques de la dérive demandent plus de soins et de solvant afin qu’ils épousent au mieux les courbes de l’appareil. Après une journée de séchage, une couche de lustre Future est ré appliqué en prévision des jus. Un mélange de Burnt Sienna et de noir fortement dilué à l’aide d’essence à briquet est alors appliqué dans tous les détails en creux. Après 15 minutes de séchage, l’excédant est retiré à l’aide d’un chiffon doux légèrement imbibé d’essence. N’oubliez pas de vieillir les décalques!!!!! Pour ce faire, quelques gouttes de Dark Ghost Gray ont été mélangé à du vernis mât Model Master acrylique. L’effet est garanti… Prenez garde cependant de ne pas en mettre trop car ça va très vite. Les traces de carburant autour de la perche de ravitaillement sont réalisées à l’aide de X-19 Smoke Tamiya fortement allongé au X-20. Après séchage, la maquette en entier est masquée en prévision de la mise en peinture des puits de train d’atterrissage, des baies d’électronique et des charnières d’ailes. Le tout est dans un premier temps peint en noir mât. Du blanc mât est ensuite appliqué dans les puits de train de façon à obtenir un effet ombré. Un jus sombre sera ensuite appliqué afin de faire ressortir les nombreux détails.

L’effet est des plus spectaculaire. La même méthode est utilisée sur les baies d’électronique mais avec du jaune Zinc Chromate Testors. Un jus de peinture à l’huile foncé viendra donné la touche finale. Quant aux équipements électroniques, ils seront repris à l’aide de noir mât et de divers tons de gris et par la suite éraillés à l’aide d’un crayon argent et de graphite bien aiguisé afin de donner au tout un rendu bien opérationnel.

Finition
Maintenant, il est temps de passer au train d’atterrissage. Sur l’appareil réel, l’atterrisseur est assez complexe et il l’est tout autant sur la maquette. Les quelques 17 pièces uniquement sur le train principal s’assemblent sans trop de problème mais portez une attention particulière au bon alignement des jantes et des trappes. Pour ce faire, la notice d’assemblage inclus une vue de face de l’appareil montrant l’angle adéquat à obtenir mais des clichés de l’appareil réel ne seraient pas superflus. N’oubliez pas de faire de nombreux essais à sec avant de les coller définitivement. Au fait, une petite erreur apparaît dans la notice à l’étape 26. Les deux trappes du train avant ont été inversées. La perche d’appontage et diverses antennes peuvent à leur tour être jointes à la maquette. Les stabilisateurs horizontaux s’assemblent sans trop de difficulté mais prenez soins de les assembler avec un dièdre adéquat d’où l’importance d’une bonne documentation. Malgré qu’il est possible de positionner ces stabilisateurs selon l’incidence de votre choix, Il est préférable de les représenter en position inclinée vers l’arrière car sur l’appareil réel au repos, ils basculaient naturellement vers cette position.
Ensuite viennent les bouts d’aile avec leurs charnières préalablement peintes en blanc et salies à souhait. Curieusement la notice d’assemblage interdit de braquer les becs de bords d’attaque lorsque les bouts d’ailes sont repliées ce qui est inexact car des photos d’appareils réels montrent souvent cette configuration au sol. N’oubliez pas que si vous choisissez de braquer les volets, vous devez obligatoirement faire de même pour les becs de bord d’attaque.

Il est maintenant temps de passer aux charges externes. De ce côté, j’ai préféré une configuration de reconnaissance à une autre plus guerrière. Les missiles « sidewinder » ont donc été laissés de côté. Seul deux réservoirs de carburant, une nacelle « FLIR » (obligatoirement à poser sous le premier pylône de l’aile droite) et un MER (Multiple Ejector Rack) ont été installé de façon assymétrique. Il ne reste maintenant plus qu’à installer l’échelle d’accès, les marchepieds et les rétroviseurs issus de la planche Eduard. Le pare-brise avant à dû être collé sous contraintes à la « cyano » en prenant soin d’éliminer les vapeurs qui risqueraient de blanchir les parties transparentes car elle est un peu trop épaisse à la base ne respectant pas la continuité du fuselage. A ma grande surprise, la verrière coulissante ne pouvait rester ouverte car la cloison blindée venait s’appuyer sur les renforts du siège. Le seul défaut au set « Black Box »….Et dire que j’ai encore 4 autres maquettes du même appareil à monter…. Après quelques minutes de réflexions, la solution fut prise de creuser à l’aide d’une petite lime, deux rainures dans la cloison blindée où vient s’intercaler les renforts du siège. Le résultat final est plutôt discret et devrait passer je l’espère, inaperçu aux yeux attentifs des juges… Au final, de nombreuse éraillures d’aluminium, zinc chromate et de gris sont réalisées en se concentrant sur les zones d’accès au cockpit, d’équipements électroniques, aux panneaux de visites et aux systèmes hypersustentateurs. Quelques traces de fluides hydrauliques sont réalisées près des gouvernes à l’aide de divers tons de pastel légèrement dilué à l’eau.

Base
J’ai choisi de représenter l’appareil sur le pont d’envol du USS Coral Sea quelque part en océan Indien pourquoi pas!!! La base est tout simplement un cadre acheté chez Wal-Mart. Le pont d’envol est réalisé en carte plastique passée à la meule afin de reproduire la rugosité particulière des porte-avions U.S moderne. Des trous en forme de demi-sphère à égale distance sont ensuite réalisés à l’aide d’une fraise boule afin de recevoir les « Tie Downs » en photo-découpe de la marque « Tom’s Modelworks » préalablement peint en Gun Metal. Le pont, recevra quant à lui une couche de XF-24. Les bandes de repère à l’atterrissage de couleur blanche sont réalisées par la suite à l’aide de masques confectionnés dans du ruban adhésif Tamiya. Après séchage, le tout sera considérablement vieilli à l’aide d’un jus de noir et « Burnt Sienna » fortement dilué et appliqué à l’aérographe. Quelques traces d’huile, de rouille et de pneu viendront mettrent la touche finale. Les crochets d’amarrages sont entièrement fait « Scratch » et viendront contribués encore plus au réalisme de l’ensemble. La chaînette est encore une gracieuseté de Wal-Mart et sera comme les crochets et la base salie à souhait. Au final, pour ajouter un peu de vie à l’ensemble, un pilote en résine de la marque « Coree Production » vient rejoindre son appareil. Il sera peint et décoré selon les couleurs standard de la Navy.

Conclusion
Voilà maintenant que s’achève le montage de l’un des meilleurs avions d’attaque embarqué de l’U.S Navy. Ce kit à été un véritable plaisir à monter et à décorer. Je l’ai tellement adoré que j’ai maintenant quatre autre A-7 dont un A-7D (USAF) qui attendent d’être assemblé. La précision d’assemblage et le grand niveau de détails font de lui une vrai bête à concours et malgré son âge avancé, ce kit n’a pas pris une ride. Je le recommande chaudement à tout le monde sauf peut-être aux débutants qui le trouveront assez complexe. Bref, on l’achète les yeux fermés….

François Maheux
Septembre 2004

Corsair 2 - Photos

1 thought on “Avion d’attaque A-7 E Corsair 2 – François Maheux”

  1. Un des plus beaux modèles de A7 Corsair II que j’ai vu lors d’une Expo . Francois a un talent exceptionel autant niveau montage que peinture et patine. J’ai toujours admiré ses réalisations pas nombreuses mais de qualité Musée. Bravo François. 🙂

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