Bell/Boeing V-22 Osprey – Critique avant construction – François Maheux

Maquette Italeri No.2622 = Échelle 1:48

Texte et photos François Maheux

Historique
L’autonomie et la charge utile d’un avion combinées à l’agilité et à la versatilité d’un hélicoptère. Tel serait la définition la plus simple de cet aéronef. Le concept d’un appareil convertible ne date pas d’hier puisque la firme Bell Helicopter réalisa en 1977 un prototype désigné XV-15 fort bien réussit qui servit de base à la réalisation du Osprey.
D’une conception tout à fait révolutionnaire, le V-22 Osprey (balbuzard) est certainement l’une des machines volantes les plus bizarre qui ai jamais volé. Conçu pour l’armée américaine, le développement de cet appareil date de 1982 et son cheminement a été disons-le plutôt douloureux non pas seulement en perte matériels mais malheureusement aussi en vie humaines.
Malgré les nombreux problèmes rencontrés, le concept est tout à fait extraordinaire et représente un énorme défi technique. L’appareil, jouant le rôle de transporteur décolle à la verticale à l’instar des hélicoptères pour ensuite progressivement prendre la configuration de vol d’un avion en faisant basculer ses énormes et puissant moteurs.
Le programme à mainte fois été remis en question et demeure encore aujourd’hui sur la lame du rasoir. De nos jours, l’appareil est entré dans les unités d’évaluation de l’armée afin d’établir les procédures de pilotage et d’opérations. Si le V-22 entre en service opérationnel(prévu au courant 2005), il remplacera les vénérables CH-46 devenu quadragénaire et de plus, les Marines, la Navy et l’USAF possèderont un appareil polyvalent, fiable et robuste.

Le kit

Déjà produit par Italeri il y a quelques années, ce kit nous reviens avec quelques améliorations. Le modèle en question est composé de 173 pièces moulées dans un plastique gris clair. Les lignes de structures (pas très nombreuses du fait que l’appareil est d’origine presque entièrement fait en matériaux composites) sont en léger relief et possèdent des rivets très fins également en relief. Même si le moulage n’est pas au standard des plus récentes productions de la compagnie, les formes et dimensions ont quand même bien été appréhendées mais la machine à évolué pendant son développement. Quelques modifications seront donc nécessaire comme réduire singulièrement le bossage dorsal, enlever la structure du toit et atténuer la courbure inférieur des carénages de fixation des nacelles moteurs.

Cependant, Italeri nous fourni un intérieur très correcte. Le cockpit quoique peu visible derrière la verrière teintée, pourra être davantage détaillée spécialement au niveau des sièges. La cabine devra recevoir un toit et être recloisonnée partiellement à la hauteur des cadres latéraux à proximité de la soute. Une chose également à signaler, Italeri fournit quelques options intéressante comme la possibilité de représenter la portière de la soute ouverte et aussi l’opportunité de faire basculer à volonté à l’aide d’un simple mécanisme les gigantesque nacelles moteurs.

Néanmoins, pour des questions de solidité, il serait peut-être préférable de les coller dans une des deux positions.(verticale ou partiellement horizontale). Si vous optez pour laisser les nacelles moteurs en position verticale, il faudra corriger leurs incidences; les photos de la maquette montrées sur la boîte présente des nacelles moteurs perpendiculaires avec le sol alors que les clichés d’appareils réelles montrent ces nacelles légèrement inclinées vers l’extérieur suivant l’axe latérale. Il aurait été également un Must d’avoir l’option de replier les hélices et la voilure lorsque l’appareil est entreposé dans son étroit hangar. Toutefois, la découpe d’origine de la voilure s’y prête bien pour les quelques pinailleurs qui voudraient tentés l’exercice. Par contre, pour les hélices, beaucoup plus de doigté sera nécessaire.

Des volets séparés auraient au moins pu être offert. En parlant des nacelles moteurs, il aurait été avantageux que la soufflante de l’entrée d’air (positionné trop en avant) soit une pièce solidaire pour plus de réalisme. Les prises d’air latérales jouant la fonction d’échangeur de chaleur auront un besoin impératif d’être affinées. Les échappements et la turbine se suffisent à eux-mêmes pour le peu que l’on en verra. Les immenses pales assez juste de formes sont bizarrement composées de trois pièces chacune découpées sur la longueur??? Le tube de mastique sera ici d’une grande aide…

Le train d’atterrissage et leurs logements sont assez fin mais plutôt sommaires. Ils pourront au minimum être agrémentés de diverses conduites hydrauliques et autres.

Pour conclure, une seule décoration est fourni représentant une machine entrée dans une unité d’évaluation de l’US Marines Corps en 2001. Le camouflage de ce dernier se compose des habituels tons de gris en vigueur dans la marine. La planche de décalques est plutôt de bonne qualités avec des films supporteurs sans surépaisseur. Moyennant une bonne dose de travail de votre part, il est possible d’obtenir une très bonne réplique et pour le moins impressionnante de cet oiseau aux formes unique.

François Maheux
Juillet 2005

Bell/Boeing V-22 Osprey - Photos

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