Chasseur français Marcel-Bloch MB-152 – Denis Moisan

Maquette  Classic  Airframes – Échelle 1:48
Texte et photos : Denis Moisan

Historique
La carrière du Marcel Bloch MB-152 en est une qui reflète bien l’état de l’industrie aéronautique française à l’aube de la seconde guerre mondiale. En effet, le MB-152 n’aurait probablement jamais été mis en production n’eut été des menaces d’une guerre imminente. Les débuts du MB-152 n’étaient pas très prometteurs car le prototype, le MB-150, refusa de s’envoler lors des deux premiers tests. Après plusieurs modifications, notamment au niveau des ailes et du train d’atterrissage et le remplacement du moteur par un Gnome-Rhône 14N-07 plus puissant, il réussi enfin à s’envoler et à atteindre une vitesse de 270 mph.
Comme son concurrent, le Morane Saulnier MS-406, ne pourrait être produit en nombre suffisant pour rencontrer les demandes du plan de rééquipement de l’armée de l’air française, un contrat pour 450 MB-150 fût octroyé et on dû en plus se résoudre à faire l’achat d’une centaine de chasseurs de fabrication américaine Curtiss Hawk75.
L’appareil, encore une fois modifié, entra en production sous l’appellation Bloch MB-151. Une autre version encore une fois modifiée et équipée d’un moteur Gnome-Rhône 14N-25 de 1120 chevaux fût la plus produite des deux.
À l’entrée en guerre de la France, l’armée de l’air disposait de 140 MB-151 et de 360 MB-152. De ce total seulement 37 MB-151 et 93 MB152 étaient près pour le combat. Dès son baptême du feu le Marcel Bloch MB-152 s’avéra inférieur aux chasseurs allemands, mais sa robustesse et son puissant armement de deux canon de 20mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm permirent tout de même aux unités qui en étaient équipé d’obtenir pas loin de 150 victoires aérienne durant la bataille de France. Après l’armistice le MB-152 servis au sein des forces de Vichy arborant les fameuses bandes jaune et rouge.

Le Kit
Même si nous avons affaire ici à un kit  » limited run « , l’effet général est assez bon. Les résidus de moulage sont minime et les lignes engravées sont très fines. L’intérieur du cockpit, les roues, l’intérieur du train d’atterrissage et le moteur sont en résine et les détails sont très beau. Deux verrières vacuformées sont aussi inclusent. Les points d’attaches des pièces sur les grappes sont très grosses et souvent mal placées, ce qui est très fréquent sur ce genre de kit.

Montage
Le cockpit, entièrement constitué de résine est la première étape. Il faut prendre soin d’en amincir au maximum les côtés ainsi que le dessous pour pouvoir l’insérer convenablement dans le fuselage. Le cockpit est peint avec le  » non-spectacular blue  » de Model Master mélangé à un peu de blanc (95-05 environ).
Ensuite il faut joindre les deux parties du fuselage, beaucoup d’essais à sec sont de mise avant de se risquer à y mettre la colle mais avec un bon remplissage et un sablage judicieux il est possible d’obtenir un bon résultat. La même chose s’applique pour l’étape numéro 3 soit le capot moteur.
La prochaine étape, l’insertion de l’intérieur du train d’atterrissage entre les ailes est ce qui m’a donné le plus de mal, et aussi plusieurs envies de tout balancer par la fenêtre du deuxième étage… La pièce R11, doit être amincie pratiquement à l’épaisseur d’une feuille de papier lettre, ce qui n’est pas facile car la résine est très cassante. Le reste du montage n’a rien de très compliqué.
Avant de joindre le capot moteur au fuselage retenez ce point très important : Le moteur du MB-152 était déporté de 2.5 degrés sur la gauche pour compenser pour le torque de l’hélice. Ce détail qui n’est pas mentionné dans la notice de montage est visible sur le guide de peinture. Cela donne une apparence un peu tordue à l’appareil et pourra susciter des commentaires intéressants car certains  » connaisseurs  » croiront qu’il s’agit d’une erreur de montage de votre part. Reste à ajouter le collimateur et le viseur auxiliaire en « scratch » qui ne sont pas incluent et dont aucune mention n’est faite dans la notice de montage.

Peinture et finition
Un très beau guide de finition en couleur est fourni et propose un appareil du Groupe de Chasse 11/9 basé à Clermont-Ferand en 1940 et un deuxième appareil, celui sur lequel mon choix c’est porté, du Groupe de Chasse 1/8 des forces de Vichy basé à Montpellier en 1942 et arborant les bandes jaune et rouge sur le nez et la queue.

J’ai utilisé les Enamel de Model Master, French Chestnut, French Light Blue Gray, French Dark Blue Gray et French Khaki pour la finition de mon Bloch. Le camouflage est réalisé en partie avec des masques et en partie à main levée à l’aide de mon bon vieux Badger 150. Pour le jaune j’ai choisi le Jaune 002 Model Air de Vallejo appliqué sur une base de blanc.
Les décalques, produit par Microscale, sont de très bonne qualité et même les bandes rouge, qui me faisaient un peu peur, s’appliquent sans problème majeur avec l’utilisation généreuse de Micro Set et de Micro Sol de Microscale.

Conclusion
Bref malgré les efforts considérable qu’il faut déployer pour obtenir un bon résultat et les soudaines envies destructrices suscitées par la démoniaque pièce R11, ce kit mérite définitivement votre attention, allez-y, relever le défi.

Marcel-Bloch MB-152 - Photos

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *