Le Bulletin de la SMHQ – Avril 2021

LA VERGELTUNGSWAFFE 2

LE PREMIER MISSILE

par Jean-Guy

Préambule. Les nations s’efforcent souvent de contourner les traités qu’elles ont signés, d’autant plus lorsqu’elles ont été forcées de le faire. Le traité de Versailles, paraphé le 28 juin 1919, est le traité de paix entre l’Allemagne et les Alliés qui marque la fin de la Grande Guerre. Il énonce les sanctions auxquelles les Allemands doivent se soumettre, dont un réarmement strictement limité sans blindés, artillerie et forces aériennes. L’armée allemande cherche des solutions et, à partir de 1929, investit dans des travaux de recherche sur l’utilisation militaire des fusées, lesquelles n’ont pas été incluses au traité de Versailles.

La Verein für Raumschiffahrt. Parallèlement aux travaux de l’armée, un groupe d’amateurs passionnés allemands, réunis dans la Verein für Raumschiffahrt (Société pour le voyage spatial), teste des fusées à partir d’un terrain désaffecté à Berlin. Ce groupe acquiert une renommée internationale avec, entre autres, une fusée qui va s’élever à une altitude de 1500 mètres pour une portée de 5 km. L’armée allemande fait des offres de financement aux membres du groupe à la condition que les nouveaux essais ne soient pas publics. Tous refusent sauf un certain Wernher von Braun qui commence ses travaux « militaires » en novembre 1932. Deux mois plus tard, en janvier 1933, Hitler arrive au pouvoir. L’armée profite du nouveau régime autoritaire pour tout faire pour mettre fin aux activités de la Verein et s’assurer du secret du développement des fusées. Privée de moyens financiers et du terrain par la ville de Berlin, la Verein est dissoute en janvier 1934.

Figure 1. Comparaison des fusées A3, A5 et A4. Dessin de Spike78.

Les fusées Aggregat. Von Braun, en tant qu’ingénieur et concepteur, dirige, sous la supervision des militaires allemands, la fabrication d’une série de fusées nommées Aggregat (A). Pour être dans les bonnes grâces du gouvernement, il devient membre du parti nazi en 1937. En 1940, alors que Hitler ne montre pas d’enthousiasme pour les fusées, il accepte la proposition de Himmler, plus réceptif, de devenir lieutenant dans la SS. Il sera promu trois fois, dont la dernière en 1943 qui le fait Sturmbannführer, soit l’équivalent de major. Après l’échec de la fusée Aggregat 1 en 1933, qui explose au départ, le programme développe des fusées de plus en plus performantes. La fusée A2, mise au point en 1933-1934, corrige les défauts techniques de la A1 et permet de lancer une charge de 40 kg à 2,4 km d’altitude. La A3 s’élèvera à 8 km au terme de son développement qui s’étalera de 1935 à 1937. La A4 doit être la fusée opérationnelle et une fusée intermédiaire, la A5, permettra de tester, en 1938-1939, les systèmes techniques à échelle réduite. Elle atteindra tout de même 16 km d’altitude. Finalement, la fusée A4, développée de 1939 à 1942, peut transporter une charge de presque une tonne à 90 km d’altitude et 320 km de distance.

Figure 2. Une V2 sur la chaîne de montage de l’usine de Mittelwerk. Photo de l’armée américaine.

La production des V2. Le temps commence à presser pour l’Allemagne nazie et la production de masse des vergeltungswaffe, les « armes de représailles », débutera en 1943. Les A4 sont éventuellement rebaptisées vergeltungswaffe 2, abrégé en V2, tandis que les missiles de croisière Fieseler Fi 103 seront les V1. Les V2 seront construites dans l’usine souterraine de Mittelwerk, un ancien ensemble de tunnels d’extraction de gypse, par des prisonniers du camp de Dora. L’usine est sous la direction des SS et les conditions de travail et de vie y sont épouvantables. Il est estimé que plus de 12 000 travailleurs forcés y ont péri, soit plus de personnes que les 9000 victimes civiles des bombardements par les fusées. Von Braun affirmera toujours ne pas avoir été au courant des souffrances et des morts. Certains témoigneront du contraire. Quoi qu’il en soit, 5200 V2 seront construites à l’usine de Mittelwerk jusqu’en février 1945.

L’utilisation des V2. Les V2 étaient transportées par rail jusqu’à une gare proche du site de lancement. Le cahier de charge de l’armée allemande limitait d’ailleurs la taille des fusées pour qu’elles puissent emprunter le transport ferroviaire. Initialement, il était prévu d’utiliser des sites de lancement protégés installés dans des blockhaus. Les bombardements alliés, notamment avec des bombes géantes Tallboy, vont faire changer d’idée les Allemands qui décident d’utiliser plutôt des bataillons de lancement mobiles. À partir d’une gare, une V2 est donc chargée sur une remorque spéciale, un Vidalwagen, qui l’amène à un atelier où elle est préparée pour le lancement. De là, elle est apportée au site de lancement où un véhicule érecteur, un Meillerwagen, le premier engin du genre, l’installe à la verticale sur une table de lancement. Le moteur de la fusée fonctionne durant 65 à 70 secondes, après quoi, la V2 poursuit une trajectoire balistique comme un obus pour finalement s’écraser au sol à une vitesse supersonique de plus de 3000 km/h. La V2 est une arme imprécise qui manque sa cible de 7 à 17 km, ce qui la rend inutilisable à des fins militaires. Les V2 seront donc dirigées, de septembre 1944 à mars 1945, sur des cités contrôlées par les Alliés, presque exclusivement Anvers (ciblée 1610 fois) et Londres (ciblée 1358 fois). Même si les V2 ont beaucoup frappé l’imagination, elles n’ont joué qu’un rôle marginal dans la guerre.

Figure 3. Un Meillerwagen installe une V2 sur sa table de lancement. Photo Bundesarchiv.

Pour le modéliste. Étant donné toute l’histoire qui entoure les V2, il n’est pas étonnant que plusieurs manufacturiers nous offrent des modèles de ce sujet populaire. J’attire toutefois l’attention sur une boîte mise en marché par Takom en 2016. Elle contient non seulement une V2 au 1/35, mais aussi un Meillerwagen et un camion tracteur Hanomag SS100. C’est un ensemble qui a de quoi réconcilier les amateurs d’engins volants et de véhicules terrestres.


RÉFÉRENCES

Wikipédia. Aggregat. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Aggregat, consultée en mars 2021.

Wikipédia. Traité de Versailles. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Versailles, consultée en mars 2021.

Wikipédia. V-1 flying bomb. Page https://en.wikipedia.org/wiki/V-1_flying_bomb, consultée en mars 2021.

Wikipédia. V2 (missile). Page https://fr.wikipedia.org/wiki/V2_(missile), consultée en mars 2021.

Wikipédia. V-2 rocket. Page https://en.wikipedia.org/wiki/V-2_rocket, consultée en mars 2021.

Wikipédia. Wernher von Braun. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Wernher_von_Braun, consultée en mars 2021.

 


LA R-7 SEMIORKA

LE PREMIER MISSILE BALISTIQUE INTERCONTINENTAL

par Jean-Guy

Préambule. La guerre est encore en cours que les Alliés cherchaient déjà à accaparer les connaissances scientifiques des Allemands, dont le savoir sur les fusées, par des opérations secrètes d’une éthique douteuse. Ainsi les États-Unis vont mener l’opération Paperclip qui va permettre de « recruter » près de 1500 scientifiques allemands. Von Braun va échapper au commando SS chargé d’éviter sa fuite et se réfugie auprès des Américains qui vont l’amener aux États-Unis avec pratiquement tous ses principaux collaborateurs. Les Américains seront les premiers arrivés à l’usine de Mittelwerk. Ils vont y récupérer une centaine de V2 qui seront expédiés aux États-Unis avant de céder l’usine aux Soviétiques puisque celle-ci est dans leur zone d’occupation. Pour leur part, les Soviétiques avaient envoyé près de 40 bataillons, principalement composés de civils, dans le but de récupérer tout matériel technologique allemand et de le transférer en URSS. Les Soviétiques « libèrent » le centre de recherches sur les fusées à Penemünde sur une île au nord de l’Allemagne, mais les ingénieurs et techniciens, dont von Braun et ses collègues, sont partis et les documents détruits. Lorsqu’ils prennent finalement possession de Mittelwerk, l’usine a été vidée par les Américains. Ils ne réussissent qu’à mettre la main sur quelques pièces détachées de V2.

Sergueï Korolev. Sergueï Korolev est un ingénieur soviétique, originaire d’Ukraine, qui a eu un rôle important de 1931 à 1938 dans des organisations paramilitaires et militaires de recherche sur les fusées, les missiles et les avions-fusées. En 1938, il est une des nombreuses victimes des purges staliniennes et est envoyé à la Kolyma du Goulag, un camp à l’extrême est de la Sibérie où le taux de mortalité est de 30% après 1 an et de pratiquement 100% après 2 ans. Il aura la mâchoire cassée au cours d’un interrogatoire et il attrapera le scorbut. Des parents et amis interviennent et il est transféré en 1940, juste en temps, dans une charachka, un camp-laboratoire secret faisant partie du Goulag où travaillent des scientifiques. Il y œuvrera sur le développement de fusées d’assistance au décollage pour avions. En juin 1944, il est libéré et fait partie d’une des équipes chargées de récupérer le savoir-faire allemand, puis, en 1946, il est nommé à la tête d’un des départements du nouvel Institut de recherches scientifiques No 88, créé par Staline pour développer des missiles. En 1956, le département de Korolev devient indépendant et est connu sous le nom d’OKB-1.

Figure 4. Schéma des fusées R-7 et R-7A. Dessin de Heriberto Arribas Abato.

La fusée R-7 Semiorka. L’équipe dirigée par Korolev va développer une série de fusées de complexité et de capacités croissantes. Alors que la première, la R-1, est une copie de la V2 allemande, la R-7, achevée en 1957, est de conception largement différente. La R-7 Semiorka (petite septième en russe) a été conçue dans le but de pouvoir lancer une bombe H sur les États-Unis à partir de l’URSS. C’est une fusée de 30 mètres, pesant 267 tonnes, dont la portée était de 8000 km alors qu’une version améliorée, la R-7A, pouvait atteindre 9500 km. Elle est constituée d’un étage central entouré d’un étage composé de 4 fusées d’appoint coniques, des boosters, qui vont lui donner une apparence caractéristique. Les moteurs de tous les étages sont mis à feu au décollage. Après 125 secondes, les boosters ont épuisé leur carburant et se détachent de l’étage central qui continue seul à propulser la fusée durant 125 secondes additionnelles. Vingt-huit exemplaires de la R-7 ont été fabriqués et utilisés pour des essais ou pour le lancement de vaisseaux spatiaux. Les 26 exemplaires de la R-7A ont été effectivement à l’emploi de l’armée soviétique pour menacer des villes américaines.

Pour le modéliste. Il y a 2 possibilités pour une maquette de R-7. Il y a une offre en polystyrène injecté de Mach 2, une entreprise française, au 1/72 en édition limitée. La maquette mesure un impressionnant 46 cm de hauteur. Il y a aussi une plus petite maquette au 1/144 en résine et photodécoupe qui est fabriquée par New Ware Models, une compagnie tchèque qui s’est spécialisée dans le spatial.


RÉFÉRENCES

Wikipédia. Kolyma. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Kolyma, consultée en mars 2021.

Wikipédia. Opération Paperclip. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Paperclip…, consultée en mars 2021.

Wikipédia. R-7 Semiorka. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/R-7_Semiorka, consultée en mars 2021.

Wikipédia. Sergueï Korolev. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Korolev, consultée en mars 2021.

Wikipédia. TsNIIMash. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/TsNIIMash, consultée en mars 2021.

Wikipédia. V2 (missile). Page https://fr.wikipedia.org/wiki/V2_(missile), consultée en mars 2021.

 


YOURI GAGARINE

LE PREMIER HOMME DANS L’ESPACE

par Jean-Guy

Préambule. En janvier 1956, Korolev profite d’une visite d’inspection de Nikita Khrouchtchev, devenu le dirigeant de l’URSS, pour le convaincre de l’énorme prestige qui rejaillirait sur la nation si elle était la première à lancer un engin spatial. Les premiers essais de la R-7 débutent en mai 1957 et, moins de 6 mois plus tard, le 4 octobre, l’URSS envoie Spoutnik 1, le premier satellite artificiel de la terre. Un autre petit mois et, le 3 novembre, le premier animal à être envoyé dans l’espace, la chienne Laïka, part avec Spoutnik 2. La fusée R-7 est à peine modifiée pour ces lancements. On remplace l’énorme charge nucléaire par une coiffe qui contient et protège au départ les satellites. Les États-Unis parviendront à lancer en panique leur premier satellite, le minuscule Explorer 1 (14 kg alors que Spoutnik 2 pesait 508 kg), le 1er février 1958. L’URSS a une bonne longueur d’avance pour envoyer un homme dans l’espace la première.

Figure 5. La fusée Vostok.
Photo de Sergei Arssenev.

La fusée Vostok. La fusée R-7 n’est pas assez puissante pour lancer une capsule habitée. Korolev va concevoir la fusée Vostok en superposant un troisième étage à l’étage central. Pour limiter les problèmes d’allumage du moteur du troisième étage en état d’apesanteur, il est allumé alors que l’étage central est encore en fonction. Une structure en croisillon entre les 2 étages permet l’évacuation des gaz chauds. La nouvelle fusée Vostok peut placer une charge de 4,7 tonnes en orbite basse autour de la terre, mais elle a aussi la puissance pour envoyer une masse de 400 kg sur une trajectoire interplanétaire. Elle sera donc d’abord testée pour envoyer les sondes Luna jusqu’à la Lune. Après des tests et des modifications, dont des améliorations de la fiabilité du moteur, la fusée Vostok est prête pour envoyer un homme dans l’espace à la fin de 1960.

Le vaisseau spatial Vostok. Les Soviétiques vont concevoir, à partir de 1957, un vaisseau spatial destiné à accueillir un être humain, le vaisseau Vostok. C’est un vaisseau composé de 2 modules, un module de descente, de forme sphérique, où loge le cosmonaute et destiné à revenir sur terre, et un module de service, de forme conique, qui contient le carburant et les moteurs. Le module de descente comporte un siège éjectable où est installé un cosmonaute en scaphandre. Le siège est éjecté au départ de la fusée en cas de problème ou lors de la rentrée, à une altitude de 7 km, car l’atterrissage, prévu sur du sol ferme, est trop violent. Le module de descente et le cosmonaute terminent leur périple séparément chacun avec son parachute. Une version préliminaire du vaisseau, contenant des animaux, est testée à de nombreuses reprises avec plus ou moins de succès de mai à décembre 1960. En mars 1961, 2 vols d’essai avec la version finale sont couronnés de succès. Il ne manque que le cosmonaute.

Figure 6. Le vaisseau Vostok 1 en construction.

Youri Gagarine. Youri Gagarine est un parfait exemple pour l’URSS communiste. Il est né, en 1934, dans un petit village de l’ouest du pays, d’un père charpentier et d’une mère laitière qui y travaillaient dans une ferme collective. Malgré son origine modeste, le régime communiste lui permet d’entrer dans une école de pilotage et il obtient son diplôme de pilote de chasse sur MiG-15 en 1957. En 1959, la sélection en vue de trouver des cosmonautes débute parmi les pilotes de l’armée de l’air. La forme physique est beaucoup plus importante que l’expérience de pilote, car il est prévu que le vol du Vostok sera automatisé. Gagarine répond à un critère important; il est petit, mesurant seulement 1,58 m. Après un entraînement intensif, il est retenu comme membre d’un groupe restreint de futurs cosmonautes. Le choix final de celui qui deviendra le premier homme dans l’espace revient à Nikita Khrouchtchev qui favorise Gagarine, car il a des origines humbles et représente ainsi « l’idéal de l’égalité soviétique ».

Le vol. Le 12 avril 1961, à 9h7, heure de Moscou, la fusée Vostok avec Gagarine à son bord s’élève de la base de Baïkonour au Kazakhstan. Gagarine est un passager; les commandes sont bloquées et aucune expérience n’est prévue. Onze minutes après le lancement, le vaisseau est mis en orbite. Il mettra 1 heure et 48 minutes à faire une première révolution à une altitude moyenne de 250 km. Gagarine est le premier homme dans l’espace. Après une orbite complète, les rétrofusées sont mises à feu pour le retour sur terre. Il y a quelques minutes de tension alors que les charges qui devaient séparer le module de descente du module de service ne fonctionnent que partiellement. Les parties moins bien protégées du module de descente commencent à chauffer, mais, finalement, le module de service se détache et tout rentre dans l’ordre. À quelques kilomètres du sol, Gagarine s’éjecte comme prévu et atterrit avec son parachute vers 10h55. Le premier vol orbital habité aura duré 108 minutes.

Pour le modéliste. Il est évident que la fusée Vostok est un sujet de modélisme plus populaire que la fusée R-7 et il n’est pas surprenant que Mach 2 et New Ware offrent des maquettes aux mêmes échelles. Au 1/72, la Vostok mesure 54 cm, soit 8 de plus que la R-7. Au 1/144, si la résine de New Ware vous rebute, Airfix a reboîté, en 2011, sa maquette vintage de 1970. Il y a quelques bons choix aussi pour le vaisseau spatial Vostok 1. Du côté du polystyrène injecté, Revell offre un reboîtage de son « classique » de 1969 au 1/24. Petit point négatif, une partie du module de service est représenté encore dans la coiffe protectrice de la fusée. Pour une représentation complète et assez réaliste du vaisseau, on peut aller du côté de New Ware avec une maquette résine et photodécoupe au 1/48.


RÉFÉRENCES

Wikipédia. Explorer 1. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Explorer_1, consultée en mars 2021.

Wikipédia. R-7 Semiorka. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/R-7_Semiorka, consultée en mars 2021.

Wikipédia. Spoutnik 2. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Spoutnik_2, consultée en mars 2021.

Wikipédia. Vostok (fusée). Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Vostok_(fus%C3%A9e), consultée en mars 2021.

Wikipédia. Vostok (vaisseau spatial). Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Vostok_(vaisseau_spatial), consultée en mars 2021.

Wikipédia.Youri Gagarine. Page https://fr.wikipedia.org/wiki/Youri_Gagarine, consultée en mars 2021.

 


Que sont-ils devenus.

 

Wernher von Braun. Arrivé à la fin de 1945 aux États-Unis, son passé nazi sera occulté et il deviendra même citoyen américain en 1955. Il sera responsable de nombreux et importants projets pour le compte de l’armée américaine, puis de la NASA, dont celui du développement de la fusée Saturn V qui amènera des hommes sur la Lune.

 

Sergueï Korolev. Après le succès de Vostok, il travaille avec succès sur la fusée et le vaisseau Soyouz toujours utilisés de nos jours (avec des améliorations évidemment). Il commence aussi à œuvrer à une fusée géante pour compétitionner les Américains pour la course à la Lune. Malheureusement pour lui et le programme lunaire soviétique, il meurt en 1965 de difficultés survenues au cours d’une opération mineure. Sa mâchoire fracturée aurait compliqué son anesthésie. De son vivant, l’URSS aura gardé secrète son identité en tant que responsable du programme spatial.

 

Youri Gagarine. D’abord ambassadeur non officiel de l’URSS, il fait une tournée mondiale avec une visite au Canada parmi d’autres. Mais il est jeune et homme d’action et désire retourner dans l’espace et reprend l’entraînement de cosmonaute. Cependant, soucieux de préserver la vie cette vedette soviétique, les dirigeants de l’URSS l’interdisent de vol sur des chasseurs. C’était une bonne décision, car sur son insistance, il est de nouveau autorisé à voler au début de 1968 et trouve la mort dans un accident de MiG-15 dès mars.

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