Obusier Geschutzwagen IV b (Sdkfz 165/1) – Patrick Bernier

Texte et photos : Patrick Bernier
Échelle: 1/35
Matière : plastique, résine, photodécoupe
Base : Tamiya Wirbelwind (ancien moule)
Conversion : Pruneau Dynamics,
Gardes-boue Aber,
Chenilles Dragon,
Ensemble d’outils pour panzer IV Tamiya
Matière : Résine, plastique, aluminium, photodécoupe
Figurine : Hornet

Historique :
Le Geschutzwagen a été développé comme un des premiers obusiers autonomes de la seconde guerre mondiale. Les premières esquisses datent de 1939.
La version telle que présentée ici a été développée en 1941 par la firme Krupp-Gruson. Le tout était monté sur un châssis de panzer IV modifié, présentant un train de roulement plus court (6 roues au lieu de 8). Cette configuration permettait l’ajout d’un moteur plus petit. La tourelle à ciel ouvert emportait un obusier de 105 mm. et n’avait un angle de traverse que de 70 degrés de chaque côté. Son équipage était composé de 4 hommes.

Seulement 10 prototypes ont été construits d’août à novembre 1942. Ils ont été incorporé à la 16ième panzer-division en Russie pour des tests sur le terrain. 200 exemplaires ont été commandé en décembre 1942, mais la production a été annulé en janvier 1943.
Il a plutôt été remplacé par le Wespe et le StuH 42 à un coût plus modique. Les ingénieurs ont par la suite tenté de le modifier pour en faire un chasseurs de chars, mais ce projet a également été abandonné, cette fois au profit du panzerjaeger IV.

Le kit :
Actuellement, un seul kit de véhicule est disponible sur le marché et c’est celui de On Track Models de Hong Kong. Ce dernier se détaille très cher. Moi, j’ai réussi à dégoter une vieille conversion Pruneau Dynamics (défunte compagnie) sur EBay ( comme toujours !). Malgré son âge, le moulage est très bien, présentant très peu de bulles.
Un gros travail d’adaptation et de préparation est nécessaire lorsque l’on se lance dans ce projet. J’ai décidé de recycler un kit de Wirbelwind de Tamiya. De toute façon, il n’en restera pas grand chose une fois la chirurgie terminée.

Il faut d’abord scié la caisse d’origine afin de la raccourcir et ne laisser que six roues. La plage arrière est retravaillée pour ne laisser que la partie inférieure. De la carte plastique a suivi pour faire les montants.
Sur la documentation trouvée, les galets porteurs sont en caoutchouc alors que ceux de Tamiya sont de la version acier seulement. Je les ai donc rempli de mastic pour représenter le caoutchouc. Les barbotins ont été changé par des Italeri plus conformes, les branches devant être pleines et non vides.

Une fois le train de roulement terminé, il était temps de s’attaquer aux fameux garde-boues Aber. Si vous cherchez un défi en photo-découpe, il répondra bien à vos attentes. Il faut d’abord les ajuster, car ils sont initialement prévus pour un panzer IV régulier (longueur standard). Une fois fait, on installe la structure métallique sur laquelle on appose les plaques antidérapantes.
Quant aux extrémités, Aber a eu la gentillesse de vous fournir de véritables charnières et le tout peut demeurer complètement amovible.
La folie ne s’arrête pas là, car vient ensuite la pose des boulons, un par un, et toujours en photo-découpe. Une fois passé au travers, vous êtes dû pour une grande marche et un peu d’air frais.

La caisse monobloc en résine est ajoutée par la suite. Pour les supports en forme triangulaire et ceux de certains outils, j’ai utilisé de la feuille d’aluminium de fond d’assiette à tarte (Merci Mario !). L’ajustement des prises d’air arrières demande beaucoup de mastic car les deux extrémités n’étaient pas identiques. Il faut également les couper, car beaucoup trop longues.
La tourelle demande moins de travail et je n’y ai remplacé que les crochets et le canon par celui du StuH 42 de Tamiya. Le dernier défi consiste à reproduire les feux avant car ils ne sont pas fournis avec le kit et ont une forme unique. J’ai commencé par en faire une en scratch. Je l’ai ensuite dupliqué en résine pour en avoir des identiques (Merci Éric !). Les chenilles sont de Dragon et s’ajustent assez bien sur le modèle.

La peinture :
Encore une fois, le choix est absent et c’est le traditionnel gris panzer qui vient recouvrir la totalité du véhicule. Un voile de gris plus clair a été apposé suivi d’un léger drybrush de blanc et du traditionnel jus à l’huile (raw umber). S’agissant d’un prototype, il ne valait pas la peine de s’acharner sur l’usure de la peinture.

Figurine :
La figurine provient de la compagnie Hornet. Comme toujours, le moulage est parfait et l’attitude très naturelle. Elle a été peinte selon la manière décrite dans un article précédent (voir section trucs et astuces de la rubrique).

 

Conclusion :
Ce projet s’est révélé assez ambitieux considérant la mise en place de la conversion et le très peu de documentation disponible. Toutefois, je suis assez fier du résultat final. Le projet ne s’est pas révélé très coûteux, car j’ai pu récupérer beaucoup de pièces dans la boîte à rabiots.
J’ai bien aimé ce défi et espère en relever un similaire bientôt.

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