TAMIYA PANZERKAMPFWAGEN IV, AUSF. J – Louis-David Plourde

Nom du modèle : Panzerkampfwagen IV, Ausf. J (sd.kfz 161/2)
Fabricant : Tamiya
Numéro référence : 35181
Échelle : 1/35
Niveau de difficulté : Moyen
Nombre de pièces : 291 pièces, 2 chenilles en plastique mou, 4 tiges de polyvinyle
Type de matériaux : Plastique injecté
Nombres de versions proposées :
3 véhicules ayant servi sur des fronts différents.
Avec ou sans montures pour attacher les plaques de blindage latérales.
Nombre de figurines : Une seule est fournie dans la boîte.
Décalcomanies : 3 versions disponibles, avec les numéros suivant ; #723, #806 ou #1086.

Instructions :

Excellent guide de montage en 20 étapes, s’ajoute un feuillet de 2 pages afin de réaliser différents schémas de camouflage et aider lors de la pose des décalcomanies.
Emballage : Emballage soigné dont la firme japonaise à l’habitude.
Prix : Can.$ 59.99 (300 FF env.)

Modèles de Pz IV : Italeri #236 Panzer IV Ausf.H
Dragon #9044 Panzer IV Ausf.L (Afrika Korps)
Dragon #9019 Panzer IV Ausf. F
Dragon #9020 Panzer IV Ausf. G
Tamiya #35096 Panzer IV Ausf. D

Documentation disponible:
Panzer IV Ausf. H/J / Kangero Publication (textes anglais et polonais)
Panzer Colors 1, 2 et 3 par B. Culver, Squadron/ Signal Publication (en anglais)
Achtung Panzer #3, Model Graphix publications (en japonais avec sous-titres en anglais)
Panzerkampfwagen In Action, Squadron/ Signal publication (en anglais)
Magazine 39-45 #171/ Heimdal
Panzer IV & variants, The Spielberger German Armor & Military Vehicules Series – Vol. IV/ Schiffer Military History
Panzer IV/ Schiffer Publications
Panzer IV Family/ Schiffer Publications
Et dans la plupart des Militaria Hors-Série, consacrés aux campagnes allemandes en Europe et sur le front russe/ de Histoire & Collection.

Ensemble des versions disponibles:
Le Modèle Panzer IV n’étant pas un modèle réduit rare sur le marché, mais plutôt un véhicule bien représenté dans ses versions multiples; tel que le Mobelwagen, le Bergepanzer IV, le Flakpanzer Whirlwind et le Ostwind.

Évaluation globale : XXXXX
Qualité du moulage : XXXXX
Emboîtement des pièces : XXXXX
Précision du plan : XXXXX
Rapport qualité/prix : XXXX
Satisfaction générale : XXXX
Niveau d’authenticité : XXXXX

Historique :

Les Panzers IV commencèrent à être de plus en plus employés dans des missions défensives. Il était impératif de simplifier sa construction et ses composantes afin d’augmenter la cadence de production et économiser les matériaux nécéssaires à sa réalisation, car les matières premières se faisaient de plus en plus rares, en Allemagne, vers la fin du conflit. À partir de juin 1944, la dernière version du Panzer IV sort des chaînes de production : l’Ausf. J. Au total, 1758 châssis du modèle J furent produits de juin 44 à mars 45 par la Nibelungenwerke en Autriche (Chamberlain/Doyle/Jentz). Plusieurs modifications sont faites, dont l’ajout de « schürzen », les fines plaques de blindage latérales habituelles sont remplacées par des treillis métalliques (grillage). Mais la principale modification avec le modèle précédent est celle-ci, la suppression du moteur électrique permettant la rotation de la tourelle. La tourelle redevenait ce qu’elle était quelques années auparavant, tout simplement manipulée manuellement, permettant ainsi l’ajout d’un réservoir supplémentaire. Le véhicule trimballe avec lui près de 680 litres d’essence ce qui améliore considérablement son autonomie jusqu’à 322 km sur route, et une autonomie tout terrain de 210 km. Un Panzer IV coûtait alors à l’Allemagne 103 462 RM à fabriquer, ce qui est un peu moins que le coût de production d’un Panther qui était alors de 117 100 Reïch Marks (en 1944), encore moins qu’un Tiger I, estimé à 250 800 RM l’unité. C’est pourquoi, le Panzer IV reste en production jusqu’à la fin de la guerre, demeurant tout de même un char rapide et fort efficace. Un total de 6153 Panzer IV furent détruits au champ d’honneur durant la seconde guerre mondiale.

Commentaires :

Le modèle de Tamiya est relativement onéreux, si on le compare avec les autres  » kits  » disponibles sur le marché. Mais sa précision et son moulage sont soignés, ce qui vaut son pesant d’or. Les caisses supérieure et inférieure sont finement réalisées. La plupart des points d’injection du modèle sont placés, de façon à ce que l’on ne puisse les apercevoir une fois le montage terminé. Un commandant de char est inclus et toutes les ouvertures peuvent être placées en position ouverte ou fermée. Les chenilles maillon par maillon proposées par Dragon (ref #9018 – 40 cm track pour Panzer III/IV) peuvent remplacer les chenilles flexibles de Tamiya. Il est tout de même plus facile de travailler avec ces dernières, de plus elles feront amplement l’affaire. Le montage n’offre aucune surprise, il est même facile et rapide si on effectue aucune modification. Il faut pas oublier d’obturer les ouvertures sous les ailes du véhicule, puisqu’ils permettent à la lumière de pénétrer le véhicule. J’ai ajouté les chaînes à l’avant sur le « cotter pin » des anneaux de remorquage. J’ai aussi modifié les attaches de la suspension sur la caisse inférieure, en supprimant 2 boulons au centre de chacune d’elles, caractéristique des Panzers IV Ausf. J tardifs. J’ai aussi ajouté des grilles sur les trappes de ventilation du moteur. Parfois les tankistes soudaient des éléments protecteurs afin de préserver leur véhicule. On a seulement à penser aux chenilles ou plaques de blindage, que les équipages soudaient à même le char d’assaut, afin d’obtenir une protection supplémentaire. J’ai tordu les rails, permettant la fixation des Schürzen, leur donnant du même coup une allure plus réaliste. L’œil de visée sur le canon (KwK 40/L 48) de 75mm est aussi réalisé à l’aide d’une tige métallique pliée, tandis que les ressorts sur les gardes-boue sont effectués à l’aide d’un fil de fer que j’ai alors tourné autour d’une tige de diamètre supérieur. Une corde fait office de câble à l’arrière du véhicule, celle fournie avec le  » kit  » étant trop fine, je l’ai alors remplacée par une autre correspondant mieux avec l’échelle réelle.

Peinture et décalcomanie :

 Lorsque l’assemblage est terminé, c’est le moment de passer aux choses sérieuses… 🙂 C’est maintenant le temps de peindre le modèle, d’appliquer les décalcomanies et de le salir correctement, selon le cas. Pour celui-ci, j’ai utilisé les peintures acryliques de Tamiya, faciles à utiliser, à dissoudre et séchant très rapidement.

Panzer beige foncé : XF60 + XF59 pour la couche de base du véhicule
Panzer vert foncé : XF61 + XF65 pour le camouflage
Panzer brun rouge : XF64 + XF10 aussi pour le camouflage

Le véhicule est peint au moyen d’un Aérographe (Badger 150) en utilisant le beige Panzer, et ensuite les différentes teintes de camouflage ont été effectuées avec l’aiguille la plus fine, me permettant ainsi de faire des lignes irrégulières variant de 1mm à 2mm environ. Les chenilles sont peintes avec un lavis brun rouille pour enlever leur aspect lustré. Un « drybrush » métallique est appliqué en surface puis avec un crayon de plomb (graphite), j’ai simulé le passage répété des roues de caoutchouc à l’intérieur des chenilles. Le silencieux est peint avec la couleur rouille de chez Gunze Sangyo. Sur le câble noir, j’ai appliqué un brossage à sec métallique. La MG/34 est peinte en noir mât, puis on fait un autre brossage à sec avec du « polish steel » de chez Humbrol, on frotte un peu et le tour est joué : on obtient une arme métallique bleuie très réaliste. Impressionnant! Non ??? Les décalcomanies sont maintenant appliquées puis commence le vieillissement aux pastels. Les rainures et les détails profonds du véhicule tel que les trappes de ventilation du moteur sont assombries avec un mélange de terre de sienne et de terre ombre naturelle, ou noir, avec les pastels secs de la marque Rembrandt. Un lavis foncé est déposé à l’aérographe sur le véhicule tout entier. Cette opération à deux fonctions : vieillir efficacement le blindé en ternissant la peinture ce qui par conséquent scelle les pastels antérieurement appliqués. Ensuite, vient la phase d’éclaircissement du char d’assaut avec des pastels se rapprochant le plus possible de la couleur de base du blindé. Pour cette deuxième couche de pastels, on doit insister sur les détails qui ressortent ainsi que sur les angles du tank. On applique ensuite un lavis clair pour terminer. L’application des lavis et pastels permet de réaliser le vieillissement d’un blindé en peu de temps, avec un excellent résultat. Les lavis viennent ternir la peinture ce qui donne l’aspect de vieillissement et les pastels sont utilisés pour simuler la poussière, la boue et la rouille.

Conclusion :
Bref, un beau modèle, facile à assembler et détaillé à souhait. J’espère que vous aurez autant de plaisir à faire le vôtre.

 

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