Wirbelwind 20 mm Flakpanzer IV – Mario Julien

Texte, photos et modèle par Mario Julien

Véhicule : Wirbelwind 20 mm Flakpanzer IV

Pays : Allemagne

Époque : Seconde guerre mondiale

Maquette : Hasegawa 1/72

Montage : Kit amélioré avec styrène et feuille de cuivre

Cette fois-ci, histoire de faire changement, je me suis penché sur un kit au 1/72.

Le Wirbelwind est à ce jour exclusivement traité au 1/72 par Hasegawa. Ce kit n’est pas au niveau des nouveaux standards 1/72 de Revell, Dragon ou Trumpeter, mais il constitue une base valable.

SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES

Le Wirbelwind est un char anti-aérien de 22 tonnes basé sur un châssis de Panzer IV.

Son armement est constitué d’un affût quadruple de pièces de 20 mm. (Flak 38 L/112.5)

Une mitrailleuse de caisse MG 34 est également présente à l’avant.

Les munitions emportées sont de 3200 coups pour les canons antiaériens de 20 mm et 1350 coups pour la MG 34.

La cadence de tir pour les quatre canons de 20 mm était de 800 coups/minute.

La production de l’engin échelonnée de mai à novembre 1944 fournie 87 unités dont un prototype.

Source : Encyclopedia of German Tanks of World War Two de Doyle Chamberlain (Selon d’autres sources, il est question de 105 unités)

L’équipage était composé de cinq hommes.

TRAVAUX SUR LE KIT

Les principales améliorations ont été apportées à la pièce antiaérienne et à l’intérieur de la tourelle qui était pauvrement détaillée. Certains autres détails sur la caisse ont également été rapportés ou modifiés.

Vous trouverez ci-dessous différentes photos démontrant les améliorations effectuées.

Les soudures de la tourelles étant inexistantes sur le kit, j’ai simulé celles-ci en appliquant un peu de colle liquide sur les surfaces à traiter et tapoter légèrement le plastique rendu mou avec l’endos d’un Xacto. Le résultat étant parfois un peu trop grossier, j’ai diminué l’ampleur en sablant légèrement.

Les supports à chargeurs ainsi que les chargeurs ont été refaits en carte plastique étant donné que ceux du kit ne comportaient pas le nombre exact de cases.

Les gardes boues ont simplement été amincies en grattant la partie intérieure avec un couteau. Ceci permet de les déformer facilement avec une petite pince.

Les fixations de remorquage avant ont été améliorées avec de la tige de styrène et de la feuille de cuivre.

La barre de maintien des galets de rechange ainsi que les supports des coffrets arrières on du être créée de toute pièce étant donnée leur absence.

Le sagging des chenilles a été effectué en forçant celles-ci à demeurer dans cette position en enduisant celles-ci de colles blanches. C’est un truc bien efficace découvert par le biais d’un confrère portugais sur un forum français (eh oui ce hobby est très international! Vive Internet) Ce sagging est un peu trop accentué, j’ai forcé un peu la note craignant que les chenilles reprennent un peu leurs formes en séchant, mais elles ont gardées la formes que je leurs avaient donné à l’origine. Nous dirons que le véhicule était justement en révision de tension de chenilles.

La partie arrière de la caisse, a eu également droit à l’ajout de détails additionnels. Le pot d’échappement a été légèrement cabossé en effectuant quelques entailles et il a été tapoté avec de la colle liquide.

Voici maintenant la pièce de résistance, soit la pièce antiaérienne. Il faut noter que le diamètre des canons est malheureusement trop surdimensionné un problème fréquent sur les kits au 1/72, mais je n’ai pas trouvé de manière de modifier ceux-ci, surtout en ce qui a trait aux caches flammes. Les flèches en rouge indiquent que ces plaques de protections n’étaient pas encore amincies à ce stade, ce qui a été effectué un peu plus tard. Le viseur étant plein à l’origine a été percé et une croix fabriquée à partir de plastique étiré y a été insérée.

Les figurines utilisées pour la mise en scène sont respectivement de la marque Preiser pour le mécanicien et Revell pour le cavalier et le cheval. Celle de Preiser est de très belle qualité et demande très peu de travail, mais celle de Revell en plastique souple n’était pas du même calibre et a demandé plus de travail.

La peinture du cheval me faisait un peu peur au début, mais finalement le résultat me plait. Un cheval au 1/72 doit être plus facile à peindre qu’au 1/35, car les défauts paraissent moins.

Le mécanicien Preiser (ce n’est pas gros du 1/72!)

LE DÉCOR

Le sol est constitué d’une mince couche de Polyfilla sur un petit rectangle de styromousse. Celui est déposé sur un petit cadre bon marché du WallMart

L’arbre de type feuillu est constitué d’une petite branche quelconque sur laquelle des petites branches de Zechium ont été collé et sur lesquels du persil haché a été saupoudré.

Quant à eux, les sapins sont justement constitués de branches de sapin taillées en pointe sur lesquelles j’ai saupoudré du flocage synthétique pour train.

Une petite section de clôture est figurée par deux allumettes travaillées un peu au couteau pour les rendre un peu plus grossières et du fil de très petit diamètre. La partie herbage représentant l’abord d’un pré a été fait avec de l’herbe statique.

LA MAQUETTE TERMINÉE

La peinture est à l’acrylique Tamiya. Réaliser un camouflage trois tons au 1/72 n’est pas de tout repos, ce n’est vraiment pas gros et il faut porter une attention particulière à notre travail. C’était une bonne occasion pour me familiariser un peu plus avec mon nouvel aérographe à double action. Ce genre de travail aurait été impossible avec mon ancien à simple action.

Le 1/72 permet de représenter une petite saynète bien remplie tout en accaparant un espace bien minimal.

Même à cette échelle, il est possible de bien s’amuser et détailler suffisamment un engin blindé.

Wirbelwind - Photos

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